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forum rencontres ajaccio Nous sommes face à une image graphique étonnamment mystérieuse et très picturale de par ses tons, ses contrastes et sa composition.

rencontre celibataire annonay Au centre se détache une silhouette noire sur un aplat de rose et de turquoise. Ce profil et cette main, dessinés tout en finesse, révèlent en ombre chinoise un corps de femme. Debout, sa posture est naturelle et émouvante de simplicité. La tête inclinée vers l’avant, on devine son regard rivé sur l’intérieur de la paume, doigts tendus vers le ciel. La silhouette se dédouble en couleurs. Le décalage ainsi créé donne comme une sensation d’image lisible en 3D au moyen de lunettes et permettant à ce personnage de s’animer sous nos yeux pour devenir réel et tangible. Deux corps de femmes se mêlent pour donner naissance à un troisième.

rencontre genevoise natation On pourrait y voir là une représentation contemporaine de ce thème éternel des Trois Grâces ayant traversé toute l’histoire de l’art jusqu’à aujourd’hui. Le noir de l’ombre est à l’interstice des deux halos de couleurs primaires, cyan et magenta. Or on connaît cette règle de la synthèse soustractive en photographie. Les couleurs glissent et s’absorbent entre elles. Le long de la cuisse naît alors un bleu franc galbant la jambe à la frontière de deux faisceaux.

créer un site internet de rencontre gratuitement Parmi ces variations de tons, notre regard est alors inévitablement attiré par l’extrémité des doigts d’un rose soutenu. Dépliés à quelques centimètres du visage, ils viennent en effet trancher avec l’obscurité du reste du corps. De ces différences de couleurs s’instaure dès lors un dialogue. Cette touche vive proviendrait-elle du souffle émis par la bouche entrouverte ? Cette femme serait-elle en train de prononcer quelque chose, d’énoncer à voix haute l’objet de ce qu’elle discerne et ainsi de réanimer son corps tout entier en le sortant de l’ombre ?

site rencontre motard celibataire Les doigts semblent en effet porter en eux une chaleur, une flamme, un signal rassurant comme le doigt d’E.T s’animant à chaque manifestation de ses émotions. Comme s’ils étaient l’origine de la clef de l’énigme.

rencontre femme sambava mada Un geste qui engendre alors toute une poésie du questionnement, du doute et ainsi de la fragilité de l’être, cette main devenant soudain le berceau des interrogations. Au travers des lignes c’est comme si cette femme tenait à percer un mystère, à y lire son destin et comprendre sa condition tout entière.

bar le point de rencontre cranves sales La lumière au bout de ses doigts se propage jusque dans son dos pour poursuivre sa course vers le ciel. Au départ de l’épaule délicate s’étire en effet une ombre, l’extrémité elle aussi plongée dans un bain de rose. Sa texture légère et cotonneuse évoque une aile d’ange, quelque chose de fantomatique en lien avec l’au-delà. L’effet tremblé suggère le mouvement et ce pourrait être une métaphore du passage d’un état à un autre. Ici l’image invite davantage à la rêverie et nous pourrions percevoir en cela comme un passage de l’état de veille à l’état de sommeil, qualifié plus précisément d’état hypnagogique (hypno vient du grec hupnos qui signifie sommeil, et le suffixe agogie vient du grec agôgos qui traduit l’idée de transporter, de conduire vers).

rencontre la roche de glun C’est en réalité le moment de l’endormissement où peuvent alors se produire des hallucinations visuelles ou auditives juste avant la perte de conscience. Les yeux se croisent, la vue se trouble et l’esprit «part». Cette image est donc riche de sens et offre là un panel d’interprétations possibles. Sa portée visuelle est à la fois immédiate et psychologique, révélant par la forme ce qui l’habite dans son fond. Le dédoublement visuel s’assimile à l’hallucination et donc au degré second de conscience. Ici il est multiple. Dédoublement de l’image elle-même, dédoublement de la vue du spectateur, dédoublement psychique. Les couleurs sont les vecteurs de l’interrogation, de l’âme elle-même, révélant presque l’invisible, comme le reflet du corps éthérique du modèle, son champ magnétique, son taux de vibration. Elles se diluent dans une aquarelle de tons venant bercer cette silhouette pensante avant de la plonger dans le sommeil.

tiramisu prostituees C’est avec une écriture libre et fondatrice que le photographe Clarke Drahce a su, par le jeu des couleurs, des formes et des symboles, photographier et révéler à nos yeux ce qui semblerait davantage être de l’ordre de l’irreprésentable, de l’hypnagogie.

mon classeur site de rencontre Irène BILLARD
Artiste Plasticienne Contemporaine et Crtique d’Art
[email protected] – Londres